Dimensions et cultures du Bouddhisme

Connaissances et partages concernant le bouddhisme et ses dimensions (spiritualité, histoire, géographie, arts, architecture, langues...).
 
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 Des réflexions personnelles

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MessageSujet: Des réflexions personnelles   Dim 7 Fév - 15:09

Cette nuit, faute de pouvoir trouver le sommeil vu que j'étais malade, j'ai commencé à cogiter. Et j'ai commencer à assembler des pièces de puzzles dont je dispose sur le christianisme (et les monothéismes en général) et le bouddhisme. Et je pense avoir trouvé encore des éléments de rapprochement. Cela ne veut pas dire que les 2 soient compatibles, en tout cas je pense que le bouddhistes accepteraient bien plus volontiers l'intégration du christianisme que l'inverse. Les bouddhismes ne sont ni exclusifs ni prosélytes, les monothéismes si.

Pour commencez rappelons le point de vue du Bouddha sur le/les dieux : il n'en a aucun. Le Bouddha ne parle pas du ou des dieux. Pour 2 raisons. Le bouddha lors de son Éveil aurait atteint un degré de compréhension total et absolu de la nature profonde de la réalité. De toute la réalité. Il aurait vu tout l'univers, tout le cosmos, tel qu'il est vraiment, sans limitation d'espace ni de temps. Et bien sûre, le ou les dieux font partie de cette réalité. Donc on peut raisonnablement pensé qu'il a eu accès aussi à ces « dieux ». D'ailleurs l'iconographie bouddhiste le représente parfois en présence de ces mêmes dieux. Le Bouddha ne nie pas leur existence. Il s'en désintéresse tout simplement. Il n'interdit pas non plus leur culte, mais il s'oppose à tout forme de sacrifice d'un être vivant dans le cadres des rituels.

Pourquoi un tel désintérêt ? Tout d'abord le Bouddha affirme que la nature même de ces dieux est tellement différente de celle des humain qu'il est vain de chercher à comprendre le mode de penser et de fonctionnement de ces dieux. C'est une perte de temps. Tout discours théologique est voué à l'échec. Et il en sera toujours ainsi. La vie humaine étant courte et précieuse il y a bien mieux à faire pour son propre bien que de spéculer sur la nature et les motivations des dieux. D'ailleurs ne dit-on pas pour signifier un discussion qui ne sert à rien « discuter du sexe des anges » ?. Donc le christianisme lui même reconnaît qu'il est vain de vouloir discuter de certains sujets lié à Dieu. Même certains penseurs chrétiens admettent que l'esprit humain est purement et simplement incapable de comprendre Dieu. Seul le Fils et le Saint Esprit en sont capables vraiment.

Ensuite, pour le bouddha il est vain de faire appel à ces mêmes dieux pour obtenir la seule chose véritablement importante à rechercher : la libération du cycle des morts et des réincarnations. Pourquoi ? Parce que les dieux eux mêmes sont aussi prisonniers de ce cycles. Ils sont eux même incapables de s'en libérer malgré toute leur puissance, toute leur science. Du moins c'était le cas jusqu’à l’Éveil de Siddharta. D'ailleurs une légende concernant le Bouddha prétend que juste après son Éveil, le Bouddha hésitait à propager ce qu'il avait découvert. Il se demandait : est ce que les gens ont envie d'entendre ce que j'ai à dire ? Vais je être capable de me faire comprendre ? Et le dieu Brama en personne serait venu alors le supplier de le faire, pour le bien de tous, hommes comme dieux, ce qui aurait décidé le Bouddha à commencer sa prédication.

Donc, au départ du moins, si vous attendiez une quelconque aide des dieux pour vous aider à vous libérer du cycle des réincarnation, à vous libérer de la souffrance, cela ne servait à rien. Il y avait peu de chance que vous soyez capable de communiquer efficacement avec les dieux malgré tout les rituels possibles, il y avait peu de chance qu'ils vous comprennent, comprennent ce que vous vouliez, tant chacun était différent dans sa nature, et de toute façon les dieux n'avaient pas le pouvoir de vous aider dans le seul domaine vraiment important : la libération de la souffrance et du cycle des réincarnation.

Mais, comme le dit la fameuse publicité « tout ça c'était avant ». En effet, l'une des principale force du bouddhisme est sa capacité à s'adapter en partie aux spiritualité locales lors de sa diffusion. Et je vais prendre un des exemples les plus célèbres. Le cas du bodhisattva Avalokiteshvara, appelé Guanyin en Chine, Gwanseeum en Corée et Kan'non au Japon, Chenrezig au Tibet, Quán Thế Âm au Vietnam, Kwan Im en Indonésie.


Déjà qu'est ce qu'un bodhisattva ? C'est un être qui c'est engagé sur le chemin de l’Éveil (sans l'avoir encore atteint) dans le but de libérer tout les êtres de la souffrance. Ainsi, le prince Siddharta est un bodhisattva jusqu’à ce qu'il atteigne l’Éveil, il devient alors un Bouddha, un Éveillé.

Les bodhisattva sont aussi des êtres transcendants qui personnifient certains qualités essentielles pour atteindre l’Éveil, et qui sont vénérés dans certaines traditions comme objets de dévotion aidant à atteindre l’Éveil.

Donc rien n'empêche un dieu de devenir un bodhisattva puis un bouddha. Le bouddha affirme que le potentiel d’Éveil existe chez tout être vivant. Alors pourquoi pas les Dieux ?

Revenons donc à Avalokiteshvara. Il est masculin en Inde et féminin en Chine et au Japon. C'est le bodhisattva le plus célèbre, son nom signifie « Le seigneur qui observe », c'est plus ou moins une divinité qui est en fait l'émissaire du Bouddha Shakyamuni. L'actuel Dalaï Lama est sensé être une de ses manifestations actuelles. C'est donc une divinité qui s'est engagée sur le chemin de l’Éveil. Elle incarna la vertu majeure pour le bouddhisme qu'est la compassion.

Sous son aspect de divinité chinoise, elle a connu de manière assez classique des incarnations mortelles : La princesse Miàoshàn était la fille d’un roi de Sumatra qui avait choisi de devenir nonne plutôt que d’épouser le riche parti choisi par son père. Celui-ci avait ordonné aux moines de la faire travailler jour et nuit afin de la décourager, mais les animaux des alentours vinrent à son secours et elle fut toujours en mesure d’accomplir la tâche demandée, quelle que soit son importance. Exaspéré, son père décida de mettre le feu au monastère. Miaoshan éteignit alors l’incendie de ses mains sans souffrir la moindre brûlure. Son père la fit finalement mettre à mort. Alors qu’elle se dirigeait vers le paradis, elle baissa la tête et vit la souffrance du monde. Elle décida alors d’y rester pour sauver les âmes en détresse.

Notez au passage le schéma très ressemblant avec certains récits de vie de saintes chrétiennes du Moyen-Age, des jeunes femmes voulant garder leur pureté virginale, entrée dans les ordres, se consacrer au christ mais dont la famille refuse l'engagement, allant parfois jusqu’à la faire tuer, mais sans faire vaciller la foi de la jeune femme, ce qui lui procure aussitôt le statut de martyre et de sainte. 2 coins du monde distants de milliers de kilomètres, deux religions très différents, et pourtant un schéma très semblable.

Dans le bouddhisme Mahayana, renoncer soi même à sa propre libération, au Nirvana, pour pouvoir se consacré au soulagement de la souffrance des êtres vivants est en soi un moyen d'accès à un Éveil encore plus grand. C'est précisément ce que fit le Bouddha Shakyamuni en personne. Dans une ultime tentative pour le tenter, Mara suggéra au Bouddha juste après son Éveil, de se laisser mourir puisqu'il avait atteint son but pour lui même : se libérer de la souffrance. Mais le Bouddha resta ferme dans sa motivation initiale, et resta en vie encore plusieurs décennies afin de propager son message. Donc il renonça à un accès personnel immédiat au Nirvana pour soulager la souffrance des êtres humains.

Il est donc possible pour une divinité de devenir bodhisattva puis bouddha. Et quand on entends un maître zen comme Tich Nath Hanh, il ne fait guère de distinction entre le paradis et le nirvana, et il parle aisément de « Dieu » sans nier le moins du monde son existence. Il lui donne simplement un définition différente.

Maintenant prenez les éléments suivants :

- dans le christianisme vous avez l'Ancien Testament avec un dieu unique (Yahvé) qui est un dieu sévère, mais juste, plutôt brutal, exclusif, jaloux même, passablement impitoyable, ne se souciant que de son peuple élu : les hébreux, et n'hésitant pas à massacrer en grand nombre via des catastrophes naturelles, les peuplades qui menacent les hébreux. Et vous avez le nouveau Testament, avec un dieu d'amour, de pardon, qui envoi son fils sur Terre pour racheter les péchés des hommes, qui accepte que son propre fils se sacrifie pour vaincre la mort. Jésus, au nom de son père, accompli des miracles mais qui sont tous positif ou presque, il guérit surtout. On en vient à se demander si le Dieu de Jésus et le Dieu d'Abraham sont la même personne? En plus Jésus ne s'adressent plus aux seuls Hébreux mais à tous. Quels changements !

- Prenez ensuite le personnage de Jésus. Des ressemblances certaines entre sa vie et celle du Bouddha (âge de la prédication, période de jeun/méditation, tentations par une entité malveillante, difficultés à se faire comprendre de ses disciples, abandon de sa propre famille au profit d'une cause plus grande). On a aussi un gros blanc dans sa biographie. Des hypothèses affirment qu'il a voyagé jusqu'en Inde et écouter les discours de maîtres spirituels, donc des brahmanes et des moines bouddhistes (puisque le Bouddha a vécu 5 siècles au moins avant Jésus). Et quelle est la motivation profonde de Jésus ? Libérer les hommes du péché, de la mort. Et comment le fait-il ? Il accepte de sacrifier sa propre vie. Il meurt martyr. Vainc la mort. Et ressuscite ! Du moins tel que le dit le dogme chrétien. Et plutôt que d'accéder directement au Paradis de son père, il fait le choix de réapparaître sur Terre après sa mort, plusieurs fois, entre autre pour motiver ses disciples. Il renonce donc au Paradis temporairement pour venir encore et toujours en aide aux hommes. Cela ne vous rappelle rien ?

- le Bouddha à l'origine était un prince d'une noble famille indienne. Son père espérait bien faire de lui son héritier, un futur roi du clan Shakya. Et que disent les récits légendaires sur la naissance de Siddharta ? Que, comme c'était l'habitude, on fit venir des sages locaux pour faire des prédictions sur ce que serait ce futur petit bébé. 3 d'entre eux affirmèrent qu'il serait un grand roi temporel avec un immense royaume, un 4ème lui affirma que ce serait un chef spirituel incomparable qui servirait toute l'humanité. Hors quelle est la signification du terme « christ », qui est le qualificatif donné à Jésus de Nazareth ? Le mot français « messie » est la transcription de l'hébreu mashiah. Le mot « christ » quant à lui, vient du grec christos, lequel est la traduction de mashiah. Les deux mots « messie » et « christ » sont donc synonymes et signifient « oint ». Le messie ou le christ désignent donc une personne qui a reçu une onction d'huile sainte. Avant d'être attribué à Jésus après sa résurrection, le titre de « messie » était d'abord conféré au roi au moment de son intronisation, après qu'il eut reçu l'onction. Et d'ailleurs les Romains se seraient moqué de Jésus en l'appelant « roi des Juifs ». Encore une ressemblance. Siddharta un prince futur roi qui deviendra un chef spirituel, Jésus que les juifs de l'époque espéraient comme un chef de guerre boutant les romains dehors, qui ne fut pas le « roi des juifs » espéré, mais qui devint bien plus que cela, un chef spirituel qui fut le fondateur du christianisme.

- Tout comme Marie, mère de Jésus, eu la visite d'un ange pour la prévenir de la naissance de l'être exceptionnel qu'allait être son fils, l'Annonciation (comme d'ailleurs Sarah, la femme d'Abraham, avait aussi été prévenue), la mère de Siddharta aurait eu un rêve prémonitoire lié à la naissance de son futur enfant.

- les théologiens chrétiens ont spéculé pendant des siècles sur : la nature de Dieu, les rapports Père, Fils, Saint Esprit, et la nature du Christ. Pour aboutir à quoi ? A rien au fond. La sainte trinité ? Un mystère. La naissance de Jésus issu d'une femme pourtant vierge ? Un miracle. Jésus est-il homme ? Dieu ? L'un est l'autre ? Il est les deux. Tout en étant inférieur à son père, mais de même nature que lui.
Un charabia illogique qui d'ailleurs dénonce en toute logique l'Islam. Puisque Allah/Yahvé/Dieu est 1, il ne peut se diviser, il ne peut donc y avoir une trinité.


De plus si Jésus est vraiment une part de Dieu, soit Jésus ne meurt pas vraiment sur la crois (et là la « bonne nouvelle » chrétienne du rachat par le sacrifice de Jésus perd toute valeur) soit Jésus meurt bien mais cela veut dire que Dieu peut laisser mourir sciemment une partie de lui même ? Et la ressusciter ensuite ? Donc Dieu n'est pas immortel ! Je suis sûre qu'on me dira : oui mais Dieu est Dieu il peut tout. Croyez nous sur parole et arrêtez de poser des questions. Croire en Dieu relève de la Foi et non du bon sens. Donc au fond on nous dit : ne cherchez pas à comprendre Dieu, vous n'y arriverez pas. Cela défit toute logique humaine. Tiens… j'ai déjà croisé cela quelque part… dans la bouche d'un certain prince indien qui a vécu 5 siècles plus tôt…


Et rappelez vous, lorsque Abraham demanda à celui qui avait pris contact avec lui « Qui es tu ? Comment dois-je t'appeler ? » que lui répondit le dieu « Je suis » « Yahvé ». N'est ce pas en soi un aveu d'impuissance à faire comprendre ce que l'on est quand on est d'une nature aussi différente de celle de la créature à laquelle ou s’adresse ?

- Maintenant revenons-en au point final. Prenez un dieu, qui par nature est incompréhensible pour les hommes, qui a des critères moraux qui n'ont rien à voir avec ceux des hommes, voir pour qui la moralité humaine n'a aucun sens. Pensez y , dans le christianisme on vous affirme que « Dieu » est le créateur de tout, qu'il est omnipotent, omniscient, n'a ni commencement ni fin. Espérez vous franchement pouvoir faire rentrer une entité pareille ayant un tel niveau de puissance, de conscience, de savoir, dans nos ridicules cadres de moralité humaine ?

Nous avons donc un dieu. Ce dieu, pour des motivations connues de lui seul, s'intéresse, au moins pour un moment, entre autre chose, au sort de notre espèce humaine (parmi une foule d'autre chose qui doivent l'occuper en même temps). Peut être ce dieu justement souffre t-il a sa façon, comme nous souffrons nous mêmes, pauvre créatures éphémères et si faible en comparaison de lui.

Ce dieu aussi peut être coincé dans un cycle de réincarnation. Actuellement des théories astrophysiques très sérieuses postules que l'univers est une succession de big bang et de big crush, et si Dieu est le créateur de cet univers il n'a peut être aucun contrôle de ce cycle qui le dépasse ...Et voila qu'un être bizarre, qu'on dit Éveillé, affirme avoir trouvé un moyen de se débarrasser ce cette souffrance et de la prison du cycle des réincarnation. Et au nom de quoi ce curieux personnage agît-il ? Au nom de la compassion.

Qu'est ce que le dieu en question peut bien faire pour trouver une solution a ses propres problèmes… si ce n'est expérimenter par lui même la voie proposée par ce bouddha ? Par exemple en expérimentant la souffrance humaine et la compassion… sous la forme d'une être comme un certain nazaréen… Ce dieu qui comme la chinoise Guanyin devient alors un bodhisattva, comprenant que la cessation de sa propre souffrance passe forcément par le fait d'aider aussi les autres êtres vivants à s'en libérer. Et que fait se dieu ? Son sa forme humaine il prend le risque de sacrifier sa vie et une fois qu'il l'a fait il accepte même de renoncer à ce qu'il a gagner : la libération de sa propre souffrance, en retournant sur Terre pour aider les êtres vivants à se libérer de la souffrance. Car ce dieu a découvert la compassion et est lui même devenu un Bouddha. Finit le Yahvé égoïste et jaloux, place au dieu d'amour, de pardon et de compassion.


Dernier petit détail… le dogme chrétien vous dit que Dieu n'a ni commencement ni fin. Si vous écoutez un maître zen comme Tich Nath Hanh, il vous dira qu'il faut comprendre la réalité de la non-naissance et de la non-mort. Car rien ne meurt, donc rien ne naît. Tout est perpétuellement en changement. La mort n'existe pas donc la peur de la mort n'a aucune raison d'exister. Et de citer un scientifique , Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme ».


Seulement voila… les hommes ont élaboré un discours sur Dieu, un discours sur quelque chose que malheureusement ils sont au fond incapable de comprendre. Alors il ont inventé des limites là ou il n'y en a pas. Ils ont borné le divin, la transcendantal, dans les limites de leurs propres préjugés et limites intellectuelles terriblement étroites au regard de l'immensité du cosmos dans l'espace et le temps. Pouvaient-ils faire autrement ? Sans doute que non. Il n'est donc pas forcément juste de leur jeter la pierre.

Et qu'est ce que cela donne ? Des monothéismes exclusif, prosélytes, pour qui, hors de la croyance en le Dieu unique il n'y a point de salut possible et pour qui tout autre discours est forcément un erreur à combattre voir un piège du Malin qu'il faut déjouer par tous les moyens, vraiment tous, y compris les pires atrocités de l'Histoire humaine, quitte à renier totalement le message d'amour, de compréhension, de pardon et de tolérance originel de leur propre foi.

Maintenant comme l'a dit le bouddha « doutez de tout et surtout de ce que je viens de vous dire » XD
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